La longue piste française franchit un cap et se projette vers 2030

Les Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 ont marqué une étape majeure dans l’histoire récente du patinage de vitesse longue piste français. Au-delà des résultats sportifs, c’est un projet fédéral en pleine structuration qui a pris toute sa dimension sur la scène internationale.

Trois ans seulement après l’obtention de la délégation ministérielle par la Fédération, la progression observée confirme la pertinence du travail engagé.

Un projet structuré en un temps record

Lorsque la Fédération s’est vu confier la responsabilité de la longue piste, tout était à construire :
structuration de la filière, accompagnement international, stratégie de performance, organisation des stages et transition des athlètes issus du roller vers la glace.

Aujourd’hui, les résultats dépassent nos objectifs initiaux :

  • 6 patineurs qualifiés aux Jeux Olympiques

  • 8 qualifications obtenues

  • 6 épreuves différentes représentées

  • 3 Top 5 olympiques

Des résultats qui dépassent les objectifs initiaux et traduisent la progression des patineurs tricolore.

Le projet s’est développé grâce à un engagement collectif fort et au soutien déterminant de l’Agence nationale du sport, permettant un suivi annuel cohérent et une préparation optimisée. Stages, préparation estivale en roller et en vélo, développement des compétences spécifiques à la longue piste : une dynamique nouvelle s’est installée, pensée sur le long terme.

Une expérience olympique fondatrice

Au-delà des classements, Milan-Cortina 2026 aura surtout permis à l’équipe de France d’acquérir une expérience précieuse : gestion d’une compétition étalée sur trois semaines, exposition médiatique mondiale, maîtrise des temps forts et des moments plus complexes propres à un événement olympique.

Les six représentants français – Timothy Loubineaud, Violette Braun, Mathieu Belloir, Valentin Thiebault, Germain Deschamps et Giovanni Trebouta – ont porté haut les couleurs tricolores et confirmé la compétitivité grandissante de la France face aux meilleures nations.

Plusieurs performances de très haut niveau, dont trois places dans le Top 5 mondial, démontrent que la marche vers une première médaille olympique se réduit progressivement.

Ludovic Royé : « Le premier sentiment qui domine est la fierté »

Pour Ludovic Royé, Directeur Technique National de la Fédération, ces Jeux constituent une étape fondatrice :

« Milan-Cortina 2026 étaient nos premiers Jeux en charge de la longue piste française. Le premier sentiment qui domine est la fierté, au regard du chemin parcouru en si peu de temps. En septembre dernier, nous n’aurions jamais imaginé voir autant de Français participer à ces Jeux. Nous savions que nous avions du potentiel et que nos progrès seraient rapides et forts. On ne peut pas imaginer l’engagement total des athlètes et de leur entraîneur Alain Nègre. Je suis extrêmement fier d’eux.

Mais c’est tout de même un sentiment de déception qui vient compléter ce bilan. Quand vous êtes à une ou deux marches de la première médaille de l’histoire de notre pays dans la discipline, on garde forcément un goût amer. À nous maintenant de transformer cette déception temporaire en motivation intense pour les quatre prochaines années et de préparer nos Jeux en 2030. Dorénavant, il faudra compter sur la France. Vivement la suite ! »

Cap sur 2030

L’objectif annoncé dès l’origine du projet reste inchangé : 2030.

Milan-Cortina 2026 n’était pas une finalité, mais une étape stratégique. Les bases sont désormais solides. Le collectif connaît ses forces, identifie les axes de progression et dispose d’un cadre structuré pour poursuivre son développement.

La longue piste française a franchi un cap.
L’ambition est affirmée.
La dynamique est lancée.

Le rendez-vous est pris.