J-100 avant les World Skate Games ASU2026 !
Dans 100 jours, du 2 au 18 octobre, l’Équipe de France prendra la direction d’Asunción pour le plus grand rendez-vous mondial des sports à roulettes.
11 sports,
40 disciplines,
100 nations,
8 000 athlètes.
La Fédération Française de Roller et Skateboard est fière d’accompagner sa délégation dans cette nouvelle aventure internationale. Nos athlètes sont déjà pleinement engagés dans leur préparation pour porter haut les couleurs de la France.
Le compte à rebours est lancé…
Cap sur ASU2026 !
Entretien avec Nolan Beddiaf
Bonjour Nolan,
Malgré ta retraite internationale avec l’Équipe de France tu continue de prendre des dossards et de courir sous les couleurs de ton équipe et de ton club. On te voit toujours autant sur les podiums avec deux titres de champion de France le mois dernier (Course à élimination et Marathon) à Grenade sur Garonne et Launac, puis plus récemment, une deuxième place à Pampelune pour le World Skate Marathon Tour.
Tu écris l’histoire des World Skate Games (WSG) depuis 2017, en ayant participé à toutes ses éditions mais surtout en ayant gagné à chaque fois, le Marathon. Lors de ta dernière participation tu avais déjà pris ta retraite avec l’équipe de France mais rappelons que c’est un marathon open, tu as donc pu prendre le départ sous les couleurs de ton équipe et tu t’es imposé, pour la QUATRIÈME FOIS !!

Nanjing 2017 – Médaille d’or

Barcelone 2019 – Médaille d’or

Buenos Aires 2022 – Médaille d’or

Italia 2024 – Médaille d’or
- Qu’est-ce qui te motive encore aujourd’hui à continuer de performer au plus haut niveau ?
Je crois que j’aime fondamentalement le roller, j’aurais du mal à m’en passer je pense. Il faut aussi dire que le côté athlète est une partie de mon gagne-pain, je suis engagé auprès de marques pour mon palmarès et l’image que je véhicule, donc je me dois d’être au niveau. Alors, je prends plaisir à patiner et à m’entraîner et c’est une sorte de cercle vertueux pour moi et ma famille.
- Tu jongles désormais entre vie familiale, vie professionnelle, engagement fédéral et entraînement. Comment arrives-tu à trouver cet équilibre ?
Ce n’est pas tout le temps facile, c’est certain, mais une chose est sûre, le côté famille doit aller pour que je me sente bien dans le roller au sens large. S’il faut faire sauter un entraînement pour m’occuper de ma famille, je le fais, ou je m’arrange, ou j’écourte, sans me poser de question ! C’est une vie à toute vitesse, comme sur les rollers.
- Tu as remporté le marathon lors des quatre éditions des World Skate Games. Quand tu regardes cette série aujourd’hui, quel sentiment domine ?
De la fierté en premier, car 4 titres mondiaux sur la même distance, la plus disputée, tous aux WSG, c’est fou ! Ensuite, la longévité rend les 4 titres encore un peu plus spéciaux, car j’arrive à être encore au top niveau sur toutes ces années ! Et puis, c’est le marathon, la distance la plus reconnue, celle qui parle aux gens et que j’aime beaucoup !
- Parmi ces quatre victoires (Nanjing, Barcelone, Buenos Aires et Italie), laquelle reste la plus marquante à tes yeux ?
Elles ont toutes leur histoire et chacune d’entre elles est spéciale au moment où je la gagne, mais si je devais en choisir qu’une, ce serait Barcelone 2019 ! Ma femme, mon fils, mes amis, le lieu unique de l’arrivée devant la Sagrada Familia, le 14 juillet, l’unique titre de la course et battre Bart Swings… inoubliable et des émotions en pagaille !
- À 100 jours des prochains World Skate Games, quel regard portes-tu sur la nouvelle génération française ?
Je vois du talent et des athlètes encore à la recherche de leur recette de la performance, sûrement différente de celle que j’ai connue. Ils sont sûrement un peu plus perdus au milieu de toutes les possibilités techniques, technologiques, de suivi d’entraînement, diététiques, mentales, avec des choix de vie à faire de plus en plus jeunes. La France brille toujours et tôt ou tard, la jeunesse prendra le relais !
- Quel conseil donnerais-tu à un jeune patineur qui s’apprête à vivre ses premiers World Skate Games à Asunción ?
De vivre le plus possible avec LES collectifs des autres disciplines, c’est tellement enrichissant, et ce sont des expériences de vie différentes d’un championnat traditionnel monodisciplinaire !
- Quels athlètes ou disciplines suivras-tu avec une attention particulière au Paraguay ?
Je suis un peu tout ce qui se passe, j’aime le sport. Bien évidemment, je regarderai la course, car c’est MA discipline, je suivrais le Rink masculin à la poursuite de leur rêve de titre avec les frères Di Benedetto qui était déjà là à Nanjing en 2017, et le retour d’un ami avec l’EDF de hockey en la personne de Karl Gabillet !
- Selon toi, qu’est-ce qui fait aujourd’hui la force de l’équipe de France sur les grandes compétitions internationales ?
Le French flair, la capacité à se dépasser dans les grands événements et surtout le soutiens de la fédération qui met l’EDF dans les meilleures conditions pour performer.
- Enfin pour conclure, es ce que nous te retrouverons à Asuncion pour tenter de marquer un peu plus l’histoire des WSG sur le marathon.
« FOR SURE »
Crédit photo :
Nanjing 2017 – Photo World Skate
Barcelone 2019 – Photo Franck Pindeler
Buenos Aires 2022 – Photo Amandine Migeon
Italia 2024 – Photo Wissem Jaubert