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“L’ambiance avec l’équipe de France était géniale ! »

 


 

Le RSC Loury peut s’enorgueillir d’avoir deux sprinters de très haut niveau avec Yvan Sivilier et Florian Bernard. Le plus « jeune » des deux, Florian Bernard, roule littéralement dans les roues de son aîné. Sélectionné deux années de suite en équipe de France pour le championnat d’Europe et le championnat du monde, il en est revenu avec de nombreuses médailles. Dans cette interview, Florian nous parle de son expérience aux World Skate Games et de sa saison 2022.

 

 

 

 

 

 

Bonjour Florian. Merci de nous avoir fait vibrer avec l’équipe de France à Buenos Aires. Comment se sont passés tes World Skate Games ?

 

Pour ma part, ils se sont bien passés. L’ambiance avec l’équipe de France était géniale, il y avait vraiment ce sentiment de cohésion. Comme pour chaque compétition, on vient pour performer donc il faut avoir confiance en ses capacités et faire ce qu’on sait faire. Après, j’espérais quand même rentrer avec une médaille supplémentaire sur un des tournois de sprint, mais il m’a certainement manqué quelques petits détails pour monter sur le podium.

 

 

 

 

 

 

Collectivement, vous avez réalisé une belle performance en allant chercher un podium sur le relais avec Kévin Fourneret et Quentin Poujol. Raconte-nous cette course.

 

Je pars deuxième relayeur donc je me fais pousser par Kévin et je pousse Quentin. Sur le début, on part dans l’arrière du paquet et les Italiens mènent avec un bon rythme mais on arrive à remonter petit à petit. C’est sur le troisième relais que ça part à bloc, avec les Colombiens qui accélèrent. C’est la partie la plus dure de la course parce qu’on vient de faire trois relais à un bon rythme et maintenant il faut finir à bloc. Sur le quatrième relais, je manque de chuter de justesse à cause d’un Equatorien qui me coupe la trajectoire, avant que je ne pousse Quentin, et on fait un relais pas très optimal qui nous fait perdre quelques places. Et enfin derniers relais, on donne tout ce qu’on a et on termine troisième !

 

 

Tu as connu des fortunes diverses sur la piste et sur la route. Est-ce que ça fait partie de l’expérience à acquérir à ce niveau ?

Bien sûr, je me sers toujours de mes expérience sur différentes compétitions pour courir au mieux, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Sur le 500m, je cours mon quart de finale avec une mauvaise stratégie de course et je passe de justesse en demi-finale. Pour la demi-finale, j’opte pour une autre stratégie, qui s’avère être la bonne puisque j’arrive à garder la première position tout au long de la course. Mais en arrivant sur le dernier tour, je chute à cause du contact avec le Coréen. Peut-être que sans cette chute, je serais passé en finale et j’aurais eu une chance d’être médaillé. Mais en tout cas, c’est grâce à mes expériences de course que j’ai pu bien courir ce jour-là, et l’expérience acquise sur cette course me servira pour les prochaines.

 

Petit flash-back : tu as réalisé un championnat d’Europe de haut niveau à L’Aquila. Tu peux nos raconter également ?

Oui, je reviens des championnats d’Europe avec une médaille d’or sur le 500m, deux médailles d’argent sur le relais et le tour et une médaille de bronze sur le 100m. Donc c’est plutôt une belle réussite et j’en suis content. Mon meilleur souvenir reste le moment après la finale du 500m, quand l’adrénaline redescend et que je réalise que j’ai gagné. C’était vraiment une sensation de satisfaction et de soulagement.

Podium du Tour sur route lors du championnat du monde 2021 en Colombie

 

La période hivernale est propice au repos (il en faut de temps en temps après une saison à rallonge) et à la définition de nouveaux objectifs. Comment l’abordes-tu ?

J’ai fait une pause juste après le championnat parce que j’en avais besoin et parce c’est aussi important de faire une coupure pour relâcher et penser à autre chose. Pour les prochains mois, je vais continuer à m’entraîner quotidiennement et essayer d’autres sports pour diversifier les entraînements et je vais reprendre progressivement sur l’intensité des entraînements.

Merci Florian

Interview : Vincent Esnault 
Photos : WSG Argentina et FFRS